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Joel et Ethan Coen, Présidents du Jury du 68e Festival de Cannes

Le 19.01.2015 à 13:26

Joel et Ethan Coen © Alison Cohen Rosa / Universal Pictures

 

 

Pour la première fois de l’histoire du Festival de Cannes, ce n’est pas une mais deux personnalités qui présideront son Jury.
En effet, les cinéastes américains Joel et Ethan Coen ont accepté l’invitation du Président Pierre Lescure et du Délégué général Thierry Frémaux de devenir le(s) Président(s) de la 68e édition du Festival.


« Nous sommes très heureux de revenir à Cannes » ont déclaré Joel et Ethan Coen, depuis le tournage de Hail Caesar!, avec George Clooney, Christophe Lambert, Scarlett Johansson, Tilda Swinton, Josh Brolin et Channing Tatum. « Nous sommes surtout heureux de l’opportunité qui nous est offerte de voir des films venus du monde entier. Cannes est un festival qui, dès le début de notre carrière, a toujours joué un rôle important pour nous. Et être Présidents du Jury, cette année à Cannes, est d’autant plus un honneur que nous n’avons jamais été Présidents de quoi que ce soit. D’ailleurs, à ce titre, nous ne manquerons pas de nous exprimer le moment venu ! »


En cette année 2015, qui est celle de la célébration des 120 ans de l’invention du Cinématographe Lumière, le Festival de Cannes sera heureux de saluer, à travers les Coen, l’œuvre de tous les « frères du cinéma » qui depuis Louis et Auguste Lumière ont enrichi son histoire. Le Festival de Cannes a aussi eu l’occasion d’accueillir des «frères», et de belle manière, puisque, outre Joel et Ethan Coen qui gagnèrent la Palme d’or en 1991, Paolo et Vittorio Taviani (en 1976) et Jean-Pierre et Luc Dardenne (en 1998 et en 2005) ont également remporté la récompense suprême.

Le Festival de Cannes se déroulera du mercredi 13 au dimanche 24 mai 2015. La composition de la Sélection officielle et l’ensemble des membres du Jury seront dévoilés mi-avril.
 

 

 

 

 


Joel et Ethan Coen


Palmes d'or en 1991, les frères Coen font partie de l’histoire du Festival. Dès leur deuxième film, Arizona Junior (1987), ils sont invités en Sélection officielle et y présenteront neuf de leurs films, souvent récompensés par les prix les plus prestigieux : en 1991, Barton Fink décroche la Palme d’or, Fargo est récompensé en 1996 par le Prix de la Mise en scène, comme The Barber : l’homme qui n’était pas là le sera en 2001. Et en 2013, Inside Llewyn Davis, a reçu le Grand Prix des mains de Steven Spielberg.

Devenus l’incarnation du cinéma indépendant, venus de New York où Joel a étudié le cinéma, rappelons que les Coen ont collaboré dès leur premier film, Sang pour Sang, en 1984, qui sera distingué par le grand Prix du Festival de Sundance. Après Miller’s Crossing et Arizona Junior, très bien accueillis par la critique, c’est Barton Fink qui leur apporte la consécration internationale. Les frères affirment leur talent et leur originalité dans des films comme Fargo, qui rencontre un franc succès public, The Big Lebowski, qui fait l’objet d’une grande vénération chez de nombreux cinéphiles, ou encore O’Brother, Where Art Thou, qui offre à George Clooney son premier rôle important dans une comédie.

Toujours co-auteurs de leurs films dont Ethan (lui-même auteur, en 1998, du recueil de nouvelles "J’ai tué Phil Shapiro" qui vient d’être réédité en France) assure la production pendant que Joel assume la réalisation, ils signent même ensemble, à partir de 2004, scénario, réalisation, montage et production, renforçant ainsi l’image d’un cinéma aussi personnel que fraternel.
Ethan et Joel étendent aussi l’esprit de famille à leurs équipes de tournage et aux comédiens avec lesquels ils collaborent régulièrement : Steve Buscemi, John Turturro, Jeff Bridges, John Goodman, Frances McDormand et George Clooney sont les interprètes inspirés du sens de l’absurde et du décalage qui imprègne leur œuvre, masquant son pessimisme radical. Leur style s’exprime à travers des genres très variés qui interrogent tous les mythes de la culture américaine : de la comédie loufoque au western (True Grit, qui fit l’ouverture du Festival de Berlin), du rébus intellectuel au film noir, jusqu’à l’adaptation littéraire de Cormac McCarthy avec No Country for Old Men (2007) qui reçoit une brassée de prix internationaux et quatre Oscars.
 

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