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La Palme d’or d’honneur à Jean-Pierre Léaud

Le 10.05.2016 à 10:00 - Mis à jour le 31.05.2016 à 16:43

Jean-Pierre Léaud à Cannes en 1959 (© AFP) et en 2009 (© Anne-Christine Poujoulat / AFP)

 

Après Agnès Varda en 2015, Clint Eastwood, Manoel de Oliveira, Woody Allen et Bernardo Bertolucci dans les années récentes, c’est au comédien français Jean-Pierre Léaud que le Festival de Cannes a décidé de rendre hommage. La Palme d’or d’honneur de la 69e édition lui sera remise lors de la Cérémonie de Clôture, le dimanche 22 mai.

 

Jean-Pierre Léaud fait partie de la légende cannoise. Découvert par François Truffaut qui en fait le jeune héros de son premier film, Les 400 Coups, ce gamin extraverti et turbulent de 14 ans débarque sur la Croisette en 1959. Sa spontanéité incarne à elle seule le vent de liberté que fait souffler la Nouvelle Vague sur le 7e art. Antoine Doinel et François Truffaut continuent de l’accompagner avec Antoine et Colette (1962), Baisers volés (1968), Domicile conjugal (1970) ou L'Amour en fuite (1979).

 

Dès 1965, il entame avec Jean-Luc Godard une longue collaboration au cours de laquelle Masculin féminin (1966) et La Chinoise (1967) font figure de points d’orgue engagés et avant-gardistes. Passionné par le langage cinématographique, Jean-Pierre Léaud sera même assistant-réalisateur sur plusieurs films de Godard (Pierrot le fou, Alphaville) et de Truffaut (La Peau douce).

 

On le retrouve encore chez Bernardo Bertolucci (Le Dernier Tango à Paris) ou Jacques Rivette (Out 1). Dans La Maman et la Putain (1973), son jeu décalé, entre poésie et désinvolture, trouve un écrin sans pareil et le consacre définitivement. Emblématique pour toute une génération, le film de Jean Eustache reçoit le Grand Prix Spécial du Jury au Festival de Cannes et devient culte.

 

Depuis, ses personnages passionnés et maladroits, idéalistes et désenchantés ou énigmatiques naviguent entre les univers d’Aki Kaurismäki (J’ai engagé un tueur), Olivier Assayas (Paris s’éveille, Irma Vep), Lucas Belvaux (Pour rire), Philippe Garrel (La Naissance de l’amour), Bertrand Bonello (Le Pornographe) ou encore Tsai Ming-liang (Là-bas quelle heure est-il ? ou Visage, présenté en Compétition à Cannes en 2009). 

 

Toujours audacieux et surprenant, Jean-Pierre Léaud incarne le Roi Soleil dans le nouveau film du réalisateur espagnol Albert Serra, La Mort de Louis XIV, présenté en Séance spéciale et en leurs présences, le jeudi 19 mai à 17h.

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